Écrire ou ne pas écrire

Publié le 2 Août 2015

Il est vrai que je ne suis pas très disciplinée. Je peux même parfois me montrer assez dilettante. Ma mère aime à me rappeler qu'enfant lorsque je commençais une activité j'allais rarement au bout. Une fois qu'une nouvelle idée me venait en tête je m'y accrochais jusqu'à la prochaine. Cela peut être un défaut pour certain, pour ma part, je dirais que je me suis essayée à des activités diverses et variées avec beaucoup d'application, dans un temps restreint certes.

Dès que j'ai su écrire, je couchais mes premières pensées dans les incontournables journaux secrets (avec cadenas évidemment) toujours choisi avec soin en librairie. À la fin de mon adolescence avec une dizaine de journaux entre les mains et mon premier ordinateur je me suis mise à taper mes textes. Je ressentais le besoin de me corriger, de remplacer mes mots maladroits d'adolescente en des pensées plus adultes, moins honteuses.

Durant des périodes particulières, j'ai aimé tenir des blogs sur des expériences inédites de ma vie : mon année à Madrid ou ma vie de maman aujourd'hui. Il m'arrive d'avoir des envies irrépressibles d'écrire. Je débite des mots, des phrases, des émotions aussi rapidement que je les pense, aussi vite que je les ressens. Cela peut durer plusieurs mois et puis plus rien. Du jour au lendemain, je ne sais plus, je suis devant cette page blanche et rien ne me vient en tête, je ne parviens plus à faire des phrases.

Définitivement, je ne pense pas être faite pour écrire. Mais qu'est-ce que j'aime ça ! Laisser une trace à mes enfants en m'appliquant à choisir les bons mots. Exprimer tout ce que je ne dis pas, par pudeur ou timidité.

Lorsque j'arrive au point final d'un petit billet, je ressens la satisfaction d'être allée au bout de ma pensée.

Rédigé par Mère Veilleuse

Publié dans #Humeurs

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